Familles CREQUY (de) - BOURBON (de) de LIVRY - BOURS (de) - BAUFFREMONT (de) - BRICHANTEAU (de) - LE FEVRE de CAUMARTIN - MIRON - MORVILLIER (de) - LA BARRE (de) (Chinon) - FORTIA (Paris, Tours)

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Sommaire:


CREQUY (de)

Actes originaux (analyse bienvenue):
- tutelle 4.11.1721 puis avis 24.11.1721 sur enfants de François-Léonor de CREQUY comte de Canaple et Marie-Antoinette de SCHOUTEETEN Y4353 [A4950]
- dépot de pieces (extrait bapt, mariage) concernant Henry-Alexandre de CREQUY chevalier marquis de Hemon pc Nau notaire à Paris LXIV-389 10.9.1765 [I0200]

BOURBON (de) de LIVRY

Actes originaux (analyse bienvenue):
- notes AN M611 [A6054]

BOURS (de)

Actes originaux (analyse bienvenue):
- notes AN M611 [A6057]]


BAUFFREMONT (de)

divers actes:
REP2. LIX (LIX-81 vers aout/oct 1624)) quittance de rachap par Marie de BRICHANTEAU veuve de Claude de BEAUFREMONT sgr de et baron de .. à .. de LHOSPITAL marquis de Vitry

Quelques biographies extraites du Dictionnaire de Biographie Française (d'autres bio disponibles dans cet ouvrage)

4. BAUFFREMONT (Claude Ier de), dit le baron de Senecey, lieutenant général au gouvernement de Bourgogne. Fils de Nicolas et de Denise Patarin, né à Dijon en 1546, guidon de la compagnie du duc de Guise, il assista aux États généraux de Blois (1576) et embrassa le parti de la Ligue. Capitaine de la ville de Chalon (1577), gouverneur d'Auxonne, il fit, de cette dernière ville, sa résidence principale. En 1588, il présida les États généraux de Blois. Après l'assassinat du duc de Guise, il prit le parti du duc de Mayenne et devint son lieutenant en Bourgogne. C'est lui qui reçut à Dijon le cardinal Cajetan, légat a latere du pape. En 1590, il prit le château d'Argilly près Dijon; quelques mois après (avr.), il se rendit avec ses troupes auprès des consuls de Lyon et enleva le comte d'Ornano qu'il enferma à la citadelle d'Auxonne, pour le relâcher ensuite contre rançon. Le 10 oct., il convoqua sur ordre de Mayenne les États de Bourgogne. Il prit part ensuite au siège de Berzé où il fut enlevé par le marquis de Saint-Sorlin à qui il avait joué le tour de reprendre le comte d'Ornano. Enfermé à Lyon à la citadelle Pierre-Scize, traité comme un criminel, il dut, pour sa délivrance, donner ses quatre enfants comme otages. Le baron de Senecey continua un certain temps à gouverner Auxonne, puis se retira dans ses terres. Le 28 janv. 1594, il accepta de se rendre à Rome, avec le Cardinal de Joyeuse, en ambassade pour combattre les envoyés de Henri IV qui venait de se convertir. A son retour, il se démit de son gouvernement de Bourgogne et fit sa soumission à Henri IV qui le confirma dans tous ses privilèges. Il mourut à Senecey en 1596. On a de lui divers opuscules, notamment : Les miracles de la Ligue; un Remerciement fait au nom de la noblesse de France aux États de 1588; un Recueil de ce qui s'est négocié en la compagnie du tiers-état, aux Etats de Blois, depuis le 15 nov. 1576 jusqu'en mars 1577, réimprimé dans le Recueil général des États tenus en France, 1651; une Proposition de la noblesse de France sur l'entretennement de lÉtat et affaires de ce royaume, 1583.
Bibliographie. — Mém. Soc. litt. de Lyon, 1876. — M. Perrod, Rép. bibl. des ouvr. franc-comtois, impr, ant. à 1790,1912. — Bull. Soc. agric. de Hte-Saône, 1918, p. 38.
T. DE MOREMBERT. (source: Dico Bio Fr)

5. BAUFFREMONT (Claude-Charles-Roger), évêque de Troyes. Il naquit en 1529, de Claude et d'Anne de Vienne de Listenois; obtint à 15 ans la licence en droit à l'université de Dole et, en 1545, fut prieur de Fourvent et de S.-Geômes, puis archidiacre de Bassigny. Chanoine de la cathédrale de Langres, en 1548, grâce à son grand-oncle, le cardinal de Gi-vry, abbé de Longuay (1561) dont il avait été prieur, il fut nommé abbé d'Acey en 1562 (1562-1593). Vers la même époque, il fut pourvu de la charge de trésorier de la collégiale S.-Martin de Tours et, le 7 févr. 1562, proposé par le roi pour le siège épiscopal de Troyes, fut nommé le 5 mars et autorisé à garder ses bénéfices. Il se fit alors ordonner prêtre et fut sacré dans sa cathédrale le 9 mai 1563. Coadjuteur de Guillaume de Poupet, abbé de Balerne, en 1564, il lui succéda le 14 mars 1579, mais dut attendre ses bulles jusqu'en 1584. II résignera cette abbaye en 1589 à son neveu Claude. Il fut également abbé de La Ferté, aumônier de Charles IX (1570) et de Henri II (1575). Il avait failli succéder à Claude de La Baume sur le siège de Besançon (1566), mais le roi d'Espagne s'était opposé à sa nomination.
Il résida rarement à Troyes, à cause des troubles religieux, mais abandonna les revenus de son évêché. Après avoir testé en 1582, il mourut le 24 sept. 1593 au château de Scey-sur-Saône qu'il avait fait rebâtir.
Bibliographie. — Arch. de l'Aube, G 1291, fol. 271, 470. — Arch. du Doubs, B 1311, 2679. — Bibl. de Besançon, coll. Chifflet, vol. 3, fol. 24. — Bibl. de Reims, coll. Tarbé, doc. 40. — Bibl. de Troyes, vol. 1555, fol. 202; vol. 2788,1. — Coffinet, Arm. des évéques de Troyes, 1869, p. 35. — L. Le Clerc, Arm. htst. de l'Aube, dans Mém. Soc. acad. de l'Aube, 1911, p. 102. — A. Prévost, Le dioc. de Troyes, hist. et stat., 11, 359-401.
T. DE MOREMBERT.

6. BAUFFREMONT (Claude-Paul de), marquis de Listenois. Fils de Charles-Louis et de Louise-Françoise de Bauffremont, né à Salins le 23 févr. 1648; destiné à la carrière ecclésiastique, abbé de Luxeuil, à la mort de son frère aîné Ferdinand, il quitta les ordres (1657). Marquis de Listenois, grand bailli d'Aval (5 oct. 1663), chevalier de S.-Georges, il fut nommé gouverneur de Salins, premier chevalier d'honneur au parlement de Dole, puis colonel d'un rég. de dragons et d'un régiment d'infanterie, au service de la France. Après le retour de la Franche-Comté à l'Espagne en 1672, il publia un manifeste contre les autorités espagnoles et organisa la guérilla autour de Lons-le-Saunier. Battu à S.-Lothain, il se retira en France où il leva deux régiments, l'un d'infanterie, l'autre de cavalerie, tandis qu'une information était ouverte contre lui par la chambre de justice de Besançon. Sa famille fut bannie de Franche-Comté. Il participa à la campagne d'Alsace, fut blessé à Ensheim le 4 oct. 1674 et mourut à Saverne le 27 oct.
Bibliographie. — Voir les notices précédentes et L. Ordinaire, Deux époques militaires à Besançon et en Franche-Comté, 172.
T. DE MOREMBERT.

7. BAUFFREMONT (Henri de), maréchal de camp. Fils de Claude et de Marie de Brichanteau, il naquit au château d'Amilly en 1578 et eut pour parrain Henri de Guise. En 1592, il fut pris comme otage et enfermé à la forteresse lyonnaise de Pierre-Scize à la place de son père. Capitaine et bailli des foires de Chalon, gouverneur de Mâcon et d'Auxonne, lieutenant du roi au gouvernement de Bourgogne, il présida l'assemblée de la noblesse aux États généraux de 1614. Au nom de son ordre, il demanda l'abolition de la paulette et de la vénalité des charges, s'opposa à la publication des décisions du concile de Trente, contre l'avis du clergé. Son opinion ne prévalut pas. Ses harangues ont été insérées dans le Recueil général des États tenus en France, paru à Paris en 1651. En 1617, il fut ambassadeur extraordinaire à Madrid et reçut de Louis XIII, en 1619, le collier de l'ordre du S.-Esprit. Maréchal de camp des armées du roi, il fut blessé aux sièges de Royan et de S.-Antohin et mourut à Lyon le 22 oct. 1622 des suites de ses blessures.
Bibliographie. — Voir les notices précédentes et Du Rozier, L'immortalité de phœnix, tirée de la glorieuse fin de mess. Henry de B., marquis de Senecey, etc., sur la devise de sa maison : In honore senesce, 1624. — C. Faitout, Notice sur le testament de Madeleine de B., s. d.
T. DE MOREMBERT.

8. BAUFFREMONT (Jacques-Antoine de), maréchal de camp. Fils de Pierre et de Marie de Barres, il naquit le 21 janv. 1683. Vicomte de Marigny, baron et seigneur de Montsaugeon, seigneur de Rans, il hérita de son père la charge de grand bailli d'Aval en 1685. En 1699, il fut nommé colonel de dragons, brigadier des armées du roi le 26 oct. 1704, fut blessé à la bataille de Schellcnberg avec son frère Louis-Bénigne et fit merveille à la prise de Lichtenau le 6 août 1705. Maréchal de camp en 1710, il fut tué devant Aire le 24 sept. 1710 d'un coup de feu à la tête et d'un éclat d'obus dans l'estomac. Outre ses charges de bailli d'Aval, il était premier chevalier honoraire du parlement de Besançon (1689) et chevalier de la Toison d'or (1709). En 1707, le roi lui accorda des privilèges pour exploiter les mines des environs de Luxeuil. Il avait épousé le 11 janv. 1706, à Versailles, en présence du roi, Louise-Françoise de Mailly, qui entra, par la suite, au couvent S.-Antoine de Sens où elle mourut le 25 févr. 1769. Elle avait reçu, à l'occasion de son mariage, une pension de 25 000 écus, comme fille d'atours favorite de Mme de Maintenon. Saint-Simon rapporte, au sujet de Jacques-Antoine, une anecdote qui frise l'escroquerie. Il emprunta 1 000 pistoles à sa belle-mère, après lui avoir fait annoncer qu'étant prisonnier il devait verser une forte rançon ou être mis à mort. La comtesse de Mailly s'exécuta aussitôt. De leur mariage naquit une fille Louise-Françoise qui mourut en mai 1716.
Bibliographie. — Voir les notices précédentes et Arch. nat., G 7, 1421-22. — Arch. de la Guerre, vol. 2221, n. 105. — Le Corresp., 10 janv. 1890, p. 99. ^
T. DE MOREMBERT.

9. BAUFFREMONT (Joseph de), vice-amiral. Troisième fils de Louis et d'Hélène de Courtenay, il naquit à Paris le 25 sept. 1714. Entré dans l'ordre de S.-Jean de Jérusalem, il se distingua en 1732 dans un combat soutenu par une galère de l'ordre contre un corsaire de Tunis et passa ensuite dans la marine royale. Lieutenant en 1737, capitaine de vaisseau commandant le Palmier (4 janv. 1755), puis le Tonnant (7 févr.), il fut créé chef d'escadre des armées navales de France le 8 oct. 1755. Il partit à S.-Do-mingue le 30 janv. 1757 et s'empara le 16 mars du vaisseau anglais Greenwich. De retour à Brest, le 23 nov., il fut fait lieutenant général des armées navales en oct. 1764. Chargé de représenter la France dans les Échelles du Levant (1766), il fut promu, le 10 févr. 1777, vice-amiral de France. Il mourut au château de Cézy le 13 déc. 1781. Il avait épousé, le 24 nov. 1762, sa nièce Louise-Françoise-Bénigne-Octavie-Marie-Laurence-Jacqueline de Bauffremont qui se trouvait au château de Scey quand il fut envahi le 16 juill. 1789 par une troupe de paysans; elle prit la fuite avec ses enfants et se réfugia a Vesoul, puis à Paris, vint enfin se fixer au château de Cézy où elle mourut le 17 sept. 1803.
Bibliographie. — Mém. du chev. Joseph de B.t chef d'escadre, pour justifier sa conduite dans la défaite navale subie par le maréchal de Confions dans les parages de Qui-beron le 20 nov. 1759. — Bibl. de Reims, coll. Tarbé, pièces 114-15. — Annales franc-comtoises, 1904, p. 195-97.
T. DE MOREMBERT.

10. BAUFFREMONT (Louis de), lieutenant général, 1712-1769. Il naquit à Ruffey-lès-Échirey le 20 nov. 1712. Substitué aux noms et armes des maisons de Vienne, Listenois, Villeneuve, Gorrevod, il fut gouverneur de Seyssel et grand bailli d'Aval. Lieutenant, puis capitaine et colonel propriétaire de Bauffre-mont-dragons après la démission de son père, il commanda ce régiment aux sièges de Kehl et de Phi-lippsbourg en 1733 et 1734. Maréchal de camp le 2 mai 1744, il couvrit les sièges de Menin, Ypres et Furnes, se trouva à la bataille de Fontenoy et au siège de Bruxelles (1746), servit aux sièges de Namur et de Maestricht. Le 10 mai 1748, il fut nommé lieutenant général des armées du roi et mourut à Paris, en son hôtel de la rue des Théatins, le 13 mars 1769, après avoir testé le 15 déc. 1768 en faveur de son frère Charles-Roger. Il avait épousé, en 1753, Marie-Suzanne-Simone-Ferdinande de Tennare-Mont-main, duchesse d'Atri, princesse de Melphe, qui lui donna une fille, Louise.
Bibliographie. —- Voir les notices précédentes et Arch. de Hte-Saône, B, 5752, 6486. — Guillaume, Hist. généal. des sires de Salins au comté de Bourgogne, 1758 (volume dédié à L. de Bauffremont). — J. Girardot, L'insurrect. popul. de juill. 1789 dans le bailliage d'Amont.
T. DE MOREMBERT.

11. BAUFFREMONT (Louis-Bénigne de), lieutenant général. Fils de Pierre et de Marie Des Barres, il naquit à Ruffey-les-Échirey (Côte-d'Or) le 3 déc. 1684. Marquis de Listenois à la mort de son frère, il entra au service, en 1701, dans les mousquetaires, puis fut sous-lieutenant de gendarmes bourguignons. Il fit ses premières armes sous les murs de Nimègue contre les Hollandais (1702). Le 9 mai 1703, il fut nommé capitaine du rég. de Listenois-Dragons, combattit à Oudenarde, en 1708, à Malplaquet en 1709, où il fut blessé et, après la mort du marquis de Listenois, en 1710, prit le commandement du régiment de dragons de son nom. En 1711, il eut un cheval tué sous lui à Douai et se signala à la rencontre d'Arleux. En 1719, il est brigadier des armées du roi et, le 20 févr. 1734, maréchal de camp. Quatre ans plus tard, le 1er mars 1738, il est lieutenant général. Saint-Simon lui consacre, à plusieurs reprises, quelques lignes dans ses Mémoires : « Monsieur de Bauffremont, avec bien de l'esprit et beaucoup de bien et de désordre, était un fou sérieux, très sottement glorieux, qui se piquait de tout dire et de tout faire et qui avait épousé une Courtenay plus folle que lui encore en ce genre. » Ailleurs, il écrit : « De concert avec ceux qui usurpaient le nom collectif de noblesse, Bauffremont insulte impunément les maréchaux de France qui en essuient l'entière et publique mortification. La noblesse s'offensa et Bauffremont fut mis à la Bastille. » II écrivait aux maréchaux « parfaitement à vous » ou « tout à vous », de telle sorte que plusieurs se plaignirent au Régent qui désavoua cette formule cavalière. « Avec de l'esprit et de la valeur et un des premiers noms de Bourgogne, il serait difficile d'être plus hardi, plus entreprenant, plus hasardeux, plus audacieux, plus fou qu'il l'a été toute sa vie. » Louis-Bénigne resta deux à trois nuits à la Bastille et en sortit en se moquant de plus en plus des maréchaux. 11 mourut le 18 juill. 1755 et sa femme le 29 juin 1768.
Bibliographie. — Voir les notices précédentes et Bibl. de l'Arsenal, ms. 5046, fol. 107. —Bibl. nat., P. O., vol. 223.— A. de Bonneval, Lettres de la duchesse de Lorraine, 91.
T. DE MOREMBERT.

12. BAUFFREMONT (Nicolas de), baron de Senecey. Né en 1520, fils de Pierre et de Charlotte d'Amboise, il fut un des personnages les plus éminents de Bourgogne au xvie s. Homme supérieur dans les lettres et les arts, il installa une « librairie » dans le château qu'il avait restauré et encouragea les lettres. Il eut pour ami et historiographe S.-Julien de Balleure qui ne tarit pas d'éloges sur lui. 11 fut également lié avec Pierre Le Naturel, Pontus de Thiard, le card: de Tournon. Il a laissé une traduction du Traite de la Providence, de Salvien, 1573; une Harangue pour la noblesse, 1561, et une Proposition pour toute la noblesse de France faite en 1577 aux États de Blois, 1577.
Charles IX et Henri III le nommèrent conseiller aux Conseils d'État et privé, grand prévôt de l'hôtel (1572), bailli et maître des foires de Chalon (1564), gouverneur d'Auxonne. Il fut également chevalier des ordres du roi et député aux États généraux de Bourgogne (1551) qu'il présida en 1554. Il participa aux guerres contre les protestants et défendit les villes de la Saône contre l'hérésie, avec une compagnie de lanciers et d'arquebusiers à cheval (1567). Dans l'hiver 1568, au moment de la reprise des hostilités, il se rendit à l'armée du duc d'Anjou et marcha au devant de Coligny (1569). Il participa aux combats de Jarnac et de Moncontour (3 oct. 1569) où il fut blessé. Son état de santé l'obligea alors à quitter l'armée; il se rendit à Senecey, puis à Dijon où, en 1570, il revisa la coutume de Bourgogne. C'est à ce moment que Charles IX l'appela à Paris comme grand prévôt de l'hôtel. 11 assista aux conseils de la couronne et, ligueur trop ardent, prit part, lors de la S.-Barthélémy, au massacre des protestants. Il joua un rôle de premier plan dans l'assassinat de La Place, premier président de la Cour des aides. En 1576, il siégea aux États généraux de Blois avec son fils Claude et présida les débats. A cette époque, il déclara qu'il n'était pas d'avis qu'il n'y eût qu'une religion en France. Après avoir testé le 21 avr. 1581, il mourut à Senecey le 10 févr. 1582. On connaît, au musée de Versailles, deux portraits le représentant.
T. DE MOREMBERT.

13. BAUFFREMONT (Paul-Antoine-Jean-Charles de), général de brigade. Second fils de Alphonse-Charles-Jean et de Catherine Moncada, princesse de Paterno, il naquit à Palerme le 11 oct. 1827. Admis à S.-Cyr, il en sortit en 1848 dans la cavalerie. Promu capitaine, il entra le premier à Ouargla (Algérie) en 1854. En 1856, il fit partie de l'ambassade extraordinaire envoyée en Russie. Comme capitaine au 6e hussards, il fit la campagne d'Italie; comme lieutenant-colonel, celle du Mexique (1865-1867) avec le 1er rég. de marche de cavalerie. Colonel du 1er hussards en 1869, il commanda, en 1870, avec le général de Gallifet la fameuse charge de Sedan, où il eut deux chevaux tués sous lui. Prisonnier, il rentra de captivité pour reprendre le commandement du 7e hussards. Général de brigade, le 9 nov. 1876, conseiller général de Hte-Saône, il mourut à Paris le 2 nov. 1893. Il avait épousé, le 18 avr. 1861, Marie-Henriette-Valentine de Riquet, comtesse de Caraman-Chimay dont il eut deux filles.
Bibliographie. — Voir les notices précédentes et T. Lamathière, Panthéon de la Lég. d'honneur.
T. DE MOREMBERT.

14. BAUFFREMONT (Pierre II de), gouverneur de Bourgogne. Il était fils de Henri et de Jeanne de Vergy. Chevalier de la Toison d'or, capitaine général de Bourgogne (14 oct. 1432-1435), lieutenant général de Bourgogne, puis gouverneur de cette province, il guerroya toute sa vie, notamment à la bataille d'Azincourt (1415) où il fut fait prisonnier. L'un des plus puissants seigneurs et des plus renommés chevaliers de son époque, il se signala dans les joutes et les tournois, notamment au mariage de Philippe le Bon à Bruges en 1429 et à Besançon en 1442. En 1435, il participa aux négociations entre Charles VII et le duc de Bourgogne. Deux ans après, il conduisit une armée de 1 500 chevaux au secours de son prince contre les rebelles de Bruges et, en 1454, alla en Terre sainte; à son retour, il devint premier chambellan de Philippe le Bon (1460). Il fut chef de l'ambassade bourguignonne à la conférence de Chalon, en 1445, où il fut traité de la rançon de René d'Anjou, des répara-tions des dégâts commis par les gens de guerre, de la punition des meurtriers du duc Jean à Montereau, etc. Il fut chargé de l'exécution du traité, et le 31 oct. 1445, prit possession des forteresses de Neuf château et de Clermont au nom du duc de Bourgogne et les conserva jusqu'en mars 1146. La munie année, le 11 déc, il assista au chapitre de la Toison d'or. Il mourut vers 1472. Il avait épousé Jeanne de Montaigu, puis Jeanne de Saulx, enfin, en 1446, Marie, bâtarde de Bourgogne, tille naturelle du duc Philippe le Bon.
Bibliographie. Voir les notices précédentes et : Arch. de la Côte-d'Or, G 2482, fol. 313. — Bibl. de Car-pentras, ms. 1837, fol. 11. — L. Gollut, Mém. hist. de la Républ. séquanoise, 1846. — P. Marot, Neufchâteau en Lorraine au Moyen Age, dans les Mém. de la Soc. d'arch. lorr., 1928-1929, p. 124-25.
T. DE MOREMBERT.


BRICHANTEAU (de)

1. BRICHANTEAU (Benjamin de). Fils d'Antoine (voir sa notice à Beauvais-Nangis) et d'Antoinette de La Rochefoucauld, né le 10 sept. 1585,* il prit l'habit religieux à Ste-Geneviève de Paris, le 14 avr. 1601, et fut aussitôt nommé coadjuteur de l'abbé Foulon. Il lui succéda le 31 mars 1607. Pourvu également de l'abbaye de Barbeaux, au dioc. de Sens, il devint coadjuteur de son parent Geoffroy de Billy, évêque de Laon, et fut sacré, avant 1610, sous le titre d'évêque de Philadelphie. Il reçut ses bulles pour Laon le 28 mars 1612. Malade, peut-être neurasthénique, il conçut le projet de se démettre et de se retirer dans une chartreuse, mais il n'en eut pas le temps, car il mourut le 14 juill. 1619. Il avait laissé à l'abandon Ste-Geneviève qui, sous sa direction, perdit sa belle bibliothèque.
P. Féret, L'abbaye, Ste-Geneviève, i, 177. — D. H.G.E., x,
672. Roman d'Amat.

2. BRICHANTEAU (Crépin de). Fils de Louis et de Marie de Vere, il fut moine à S.-Denis, prieur de Monblan-chet au dioc. de Meaux, abbé de S.-Vincent de Laon. Il reçut ses bulles pour l'évêché de Senlis le 27 mars 1560 et mourut le 13 juin suivant. Roman d'Amat.

3. BRICHANTEAU (Philibert de). Frère de Benjamin, né à Paris le 25 juill. 1588, il fut admis dans l'ordre de Malte le 15 juin 1594. Il accompagna Champlain dans un de ses voyages au Canada. Pourvu de l'abbaye de S.-Vincent de Laon en mars 1612, il obtint l'évêché de Laon sur résignation de son frère et reçut ses bulles le 19 avr. 1621. Titulaire de l'abbaye de Barbeaux et de celle de Ste-Geneviève de Paris en 1626, il s'intéressa peu à ses devoirs, eut quelques intrigues avec les ennemis de Richelieu et fut exilé dans son diocèse, où il mourut le 21 déc. 1652.
D.H.G.E., X, 674. Roman d'Amat.

9. BEAUVAIS-NANGIS (Antoine de Brichanteau, seigneur de), amiral de France. Fils de Nicolas Ier et de Jeanne d'Aguerre, il naquit le 6 avr. 1552 et fit ses premières armes au cours de la 3e guerre de religion sous le duc d'Anjou. Il assista à la bataille de Pamprou et, pour s'être signalé à celle de Jarnac (mai 1569), fut nommé guidon de la compagnie du Grand prieur. Après la prise de Mussidan, il se trouva à Moncontour (3 oct.) et au siège de S.-Jean-d'Angély. En 1570, il accompagna le duc de Mayenne au Levant, mais l'expédition ayant tourné court, débarqua en Calabre et séjourna un an à Rome. Il revint en France pour prendre part au siège de La Rochelle en 1573.
Lorsque le duc d'Anjou fut élu roi de Pologne, il le suivit à Cracovie et revint avec lui à la mort de
Charles, IX fit partie en 1575 de l'ambassade du maréchal de La Châtre allant en Angleterre négocier le mariage du duc d'Alençon avec la reine Éîizabeth et, à son retour, fut nommé colonel du rég. de Picardie. Sous les ordres du duc de Guise, il assista à la défaite de l'armée des reîtres à Dormans, le 10 oct. 1575, et, le 1er nov., succéda à Du Gua comme mestre de camp du rég. des gardes du roi. En 1577, il fut envoyé à l'armée du duc de Mayenne opérant en Poitou, prit part à l'assaut de Tonnay-Charente et se distingua au siège du Brouage, qui capitula le 28 août 1577.
Au printemps 1579, il fut envoyé en ambassade auprès du roi d'Espagne et, nommé conseiller d'État le 14 juill. 1580, en revint pour prendre part au siège de La Fère. La faveur dont il jouissait auprès de Henri III subit une éclipse eu déc. 1581. En lutte sourde contre les mignons du roi, il refusa d'obéir à Épernon et Henri demanda sa démission de mestre de camp des gardes. Antoine quitta la cour et, en haine d'Épernon, entra dans le parti de Guise. Ayant eu vent de cette défection, Henri III, tenta, en mars 1585, de le faire arrêter. Nangis rejoignit Guise à Châlons et reçut le commandement de quatre régiments. Beauvais, qui avait adhéré à la Ligue par dépit, se retira bientôt à Nangis et, en 1587, lors de l'invasion des reîtres en France, se réconcilia avec Henri III et Épernon. Lorsque, en mai 1588, Guise se permit de venir à Paris contre la volonté du roi, celui-ci appela Antoine à son conseil et le chargea de la défense d'une partie de la capitale. Bloqué dans le cimetière des Innocents le 12 et délivré par Guise, il suivit Henri III à Chartres puis à Rouen, fut député de la noblesse de Melun aux États de Blois et fit partie du conseil restreint où le sort de Guise fut décidé. Contrairement à ce que l'on a dit, il se déclara partisan de l'emprisonnement du Lorrain. Dans le drame de Blois il ne joua aucun rôle et partit peu après pour traiter avec les Orléanais révoltés. Pourvu de la charge d'amiral de France en remplacement de La Valette le 20 févr. 1589 et nommé gouverneur de Tours, il alla en Brie lever 200 gentilshommes fidèles au roi ; il s'approchait de Paris lorsqu'il apprit, le 1er août, l'assassinat de S.-Cloud. Il refusa alors le gouvernement de la Normandie que lui offrait Mayenne et se retira à Nangis, puis, en mai 1590, lors du passage de Henri IV par la Brie, il se déclara pour lui. Il l'accompagna au siège de Paris et le suivit à Chartres et à Rouen. Pour toute récompense, Henri IV lui enleva sa charge d'amiral qu'il donna à Biron. Beauvais-Nangis, refusant d'entrer dans la Ligue, se retira dans ses terres jusqu'en 1594. Rappelé à la cour et créé chevalier du S.-Esprit le 7 janv. 1595 avec promesse de récupérer bientôt la charge d'amiral, il servit à l'armée du duc de Nevers en Picardie, secourut Cambrai assiégé, suivit le roi au siège de La Fère, mais lorsqu'il eut appris qu'après Biron, Villars puis Damville lui avaient été préférés, il quitta le service. Bien qu'à titre de compensation le Béarnais lui eût donné une charge de capitaine des toiles de la chasse qu'il n'accepta que pour son fils, il se retira définitivement du monde. Il obtint en nov. 1612, de Marie de Médicis, l'érection de Nangis en marquisat, siégea aux .États de 1614 et mourut le 9 août 1617.
Il avait épousé en 1577 Antoinette de La Rochefou-cauld-Barbezieux, dame de Linières, dont il eut dix enfants. L'aîné seul, Nicolas II, porta le nom de Beauvais-Nangis. Parmi les cadets Philippe est connu sous le nom de Linières, François sous le nom de | Gurcy, Benjamin et Philibert sous celui de Brichanteau.
Bibliographie. — Voir les mém. du XVIe s. et Cimber et ! Danjou, Arch. cur.f I, xi, 331. — E. Asse, Un gentilhomme pauvre sous Henri IV et Louis XIII, 1862.
Roman d'Amat.


10. BEAUVAIS-NANGIS (Nicolas Ier de Brichanteau, seigneur de). Issu du mariage de Louis et de Marie de Vères, dame de Beauvoir ou Beauvais-Nangis, il fut le premier de sa famille à porter ce nom. Né le 30 janv. 1510, il entra avant 1534 comme homme d'armes dans la compagnie d'ordonnances d'Antoine de Bourbon, depuis roi de Navarre, et en devint guidon en 1536. En 1537, il s'introduisit dans Thérouanne assiégée par les Impériaux et fut l'âme de la défense de la place. Il fut au siège de Lan-drecies en 1546 comme sous-lieutenant de sa compagnie, à celui de Boulogne, à la prise de Montlam-bert, Blanquenay, Ivoy, Montmédy comme lieutenant d'Antoine de Bourbon. Écuyer d'écurie du roi en 1548, gentilhomme ordinaire de sa chambre en 1553, il avait, le 30 août 1557, à la suite de la bataille de S.-Quentin, été pourvu d'une compagnie de 50 lances, avec laquelle il prit part, sous le duc de Guise, à la reprise de Calais et au siège de Thionville en 1558. Il fut nommé gouverneur de Guise le 3 mars de la même année.
Après la mort de Henri II, Beauvais-Nangis, qui avait offensé le roi de Navarre en quittant son service pour celui de Guise, se réconcilia ave son ancien maître et fut envoyé par lui, le 18 août 1560, se saisir des papiers du prince de Condé, puis dirigé en 1562 sur Blois qu'il réduisit à l'obéissance avec une extrême rudesse. Lieutenant du roi à Tours, puis à Melun et au pont de S.-Cloud, il prit part, en août 1564, à la bataille de Dreux. Renversé au cours d'une charge et grièvement blessé, il fut pris par les calvinistes et relâché contre rançon. Il se retira alors à Nangis où il mourut le 4 sept. 1564.
Il avait épousé Jeanne d'Aguerre, dont il eut Antoine.
Bibliographie. — Voir les mém. du xvie s. et Cimber et Danjou, Arch. cur., I, v, 109-11. — Henry, La Réforme et la Ligue en Champagne et à Reims, 185. — De Ruble, Antoine de Rourbon et Jeanne d'Albret, n, 214; v, 284.
Roman d'Amat.

11. BEAUVAIS-NANGIS (Nicolas II de Brichanteau, seigneur de), mémorialiste. Fils aîné d'Antoine, né à Nangis, le 9 mai 1582, il débuta en 1597 à la cour, où il vint prendre possession de la charge de capitaine des toiles de la chasse du roi que son père lui avait cédée. Il voyagea, en 1601, en Provence, en Italie et, Tannée suivante, suivit le duc de Nevers en Angleterre. Il vint à la cour, s'attacha au roi, devint le compagnon de chasses du dauphin Louis. Après la mort de Henri IV, il partit pour Rome avec le duc de Nevers en 1613, l'abandonna à Gênes, revint en France, obtint en 1615 une compagnie de chevau-légers bientôt réformée, vendit en 1616 sa charge de capitaine des toiles, leva en 1617 une autre compagnie de chevau-légers sous les ordres du duc de Guise, lors de la chute de Concini, mais ne sut pas profiter de sa familiarité avec le jeune Louis XIII pour se pousser à la cour.
Il suivit Louis XIII en Languedoc en 1622, se laissa attirer par le prince de Condé qui, en lui donnant la lieutenance de la compagnie du duc d'Enghien, puis celle de sa propre compagnie, le compromit puis le brouilla avecle roi. Il ne put obtenir en 1628 le grade de maréchal de camp qu'il ambitionnait et, abandonnant sa charge, servit contre les calvinistes aux sièges de Royalmont et de S.-Affrique, puis autour de Castres. En 1629, il fit encore campagne en Languedoc, à Montauban; en 1631 en Provence., desservi par son caractère difficile. Il était au siège de S.-Mihiel, le 20 oct. 1635, fut nommé, en août 1636, gouverneur de Laon, gouverneur de Troyes le 26 juin 1641, de nouveau gouverneur de Laon le 8 févr. 1642. En 1644 enfin, il obtint le rég. de Picardie, mais dans aucune de ces charges il ne sut faire œuvre utile. Il se retira dans ses terres où il mourut en 1650.
Il avait commencé d'écrire ses Mémoires en 1635-1636; il leur a donné une suite en 1641. Ils ont été édités pour la Société de l'histoire de France par Mon-merqué et Taillandier en 1862. Beauvais-Nangis est également l'auteur des Mémoires de M, de Beauvais-Nangis ou l'histoire des favoris françois depuis Henri II jusqu'à Louis XIII qui ont eu deux éditions en 1665. D'autres de ses écrits ont été perdus.
Il avait épousé en premières noces Françoise-Aimée de Rochefort, dame de Mareuil, près d'Issoudun, dont il eut trois fils, qui furent marquis de Nangis. Devenu veuf, il se remaria le 16 déc. 1640 avec Catherine Hennequin.
Bibliographie. — Outre ses Mémoires, voir Bassoni-pierre, Journal de ma viet i, 160; iv, 57-58. — E. Asse, Un gentilhomme pauvre sous Henri IV et Louis XIII, 1862.
Roman d'Amat.

LE FEVRE de CAUMARTIN

Actes originaux:
- avis de parents sur enfants de Louis LEFEBURE de CAUMARTIN et Magdelaine de CHOISY Y3891 25.1.1627 [A2190]
- avis de parents sur Louis LE FEBURE de CAUMARTIN président aux requetes du Palais (Y3908A 28.4.1640 [R2671])

Notices extraites du dico bio Française et C Trani.

1. CAUMARTIN ,Le Fèvre de), Cette famille, que l'on a rattachée à Huart Le Fèvre, seigneur de Peirette, frère de Pierre, président au parlement de Paris et père de Jean, premier roi d'armes de la Toison d'or, est originaire du Ponthieu, Sa filiation régulière ne commence qu'à Aubert, écuyer, seigneur de Villers dont le fils, Jean rendit hommage au roi le 12 mars 1540, pour la seignerie de Caumartin. Général des finances en 1555, il mourut avant 1560. Marié deux fois, il eut notamment, de Marie Aux Couteaux, Jean seigneur de Caumartin ; Antoine, qui donna la branche de Guilbermesnil. Jean, seigneur de Caumartin et baron de Saint-Port, acquit en 1563 la charge de géneral des finances en Picardie, mourut à Paris le 6 déc. 1579 et fut enterré a S.-Nicolas-des-Champs, laissant, de Marie Warlet, Louis, garde des sceaux (n. 7); François, tige des seigneurs de Mormant; Adrien, abbé de S.-Qucntin-en-l'isle. Louis eut, de Marie Miron, Jacques, qui donna les seigneurs de Saint-Port: François, évèque d'Amiens (n. 3); Louis, seigneur de Caumartin et de Boissy, né le 12 mai 1586. Celui-ci fut abbé de S.-Quentin-en-l'isle, conseiller au Grand Conseil, maître et président des requêtes du Palais, intendant en Picardie, d'abord conjointement avec son père, puis seul, et ensuite conseiller d'État. Désigné pour l'ambassade de Venise, il mourut d'apoplexie en s'y rendant, le 16 août 1624. Il avait épousé Marie L'Huillicr, puis Madeleine de Choisy de qui il eut Louis-François (n. 8). Celui-ci laissai de Marie-Urbaine de Sainte-Marthe, Louis-Urbain (n. 9), et, de Catherine-Madeleine de Vertha-mon, Louis-François, seigneur de Boissy; Jean-François-Paul, évêque de Blois (n. 6); Jeanne, qui épousa Barthélémy Mascranny; Marguerite, qui épousa Marc-René d'Argenson, etc. Louis-François, seigneur de Caumartin et de Boissy-le-Chatel (1666-1722), fut maître des requêtes et épousa Charlotte Bernard, de qui il eut notamment Antoine-Louis-François, marquis de Saint-Ange, conseiller au Parlement (1696-?), qui fut père d'un autre Antoine-Louis-François, le dernier des Caumartin (n. 2).
E. de Barthélémy, Les corresp. de la marquise de Balleroy.
— Richelieu, Lettres et papiers d'État. M. Prévost.

2. CAUMARTIN (Antoine-Louis-François Le Fèvre de). Dernier représentant de sa famille, il naquit le 29 juill. 1725 dans l'hôtel de la rue S.-Avoye. Quand il recueillit l'héritage paternel en 1748, on constata que la maison de Caumartin penchait vers la ruine et le comte d'Argenson, son oncle à la mode de Bretagne, chargé de le marier, lui fit épouser Gene-vieve-Anne-Marie Mouffle, d'une famille de traitants, dont le père avait fait faillite, mais dont la femme avait pu sauver sept à huit cent mille livres; le mariage eut lieu le 30 juin 1749. Caumartin fit une longue carrière administrative, comme maître des requêtes et conseiller d'État. Il fut pendant deux ans intendant à Metz, pendant vingt-deux intendant en Flandre et en Artois, où il prit le parti des États qui demandaient une diminution d'Impôts et leur obtint satisfaction. Il fut élu prévôt des marchands de Paris en 1778, sur la désignation du roi. Il se vit blâmé en 1783 pour avoir laissé Paris manquer de bois de chauffage; entre l'église de la Madeleine et la chaussée d'Anlin, il créa un quartier neuf qui devint l'un des plus brillant de Paris et dont une rue a gardé son nom. Intendant à Besançon, il se prononça, en I787. en faveur du rétablisse-ment des États de Franche-Comté. Il y améliora le régime pénitentiaire, fit faire une enquête agricole et, quand il transmit ses pouvoirs aux représentants des départements formés de l'ancienne province, il reçut d'eux, en août 1790, une lettre rendant témoignage de sa bonne administration. Sa femme étant morte en 1763, il épousa une demoiselle Jeannon, à laquelle il survécut. A la révolution, suspect comme père d'émigré (son fils était passé en Angletterre et y mourut en 1803), comme fonctionnaire de l'Ancien Régime et comme ex-noble, il fut incarcéré à Port-Royal, dit Port-Libre. Libéré après la chute de Roberspierre, mais ruiné, il vécut misérablement et, en janvier 1803, écrivit au premier consul pour demander un secours qui ne lui fut pas accordé.
Il mourut le 24 avril suivant. Son décès fut déclaré par deux artistes-peintres dont l'un, Anne-Louis Lefèvre, se disait son fils.
E. Welvert, dans Feuilles d'histoire, janv 1911. -Ardacheft, les intendants sous Louix XVI – Bachaumont, Mémoires secrets. M. Prevost.

3. CAUMARTIN (François Le Fèvre de), Evêque d'Amicns. Né à Amiens vers 1592 et destiné dès sa jeunesse à l'état ecclésiastique, Il devint abbé de St-Quentin-en-l'Isle et doyen de S.-Quentin-en-Vermandois. En 1617. Il fut nommé évêque d'Hiéra-polis et coadjuteur de Geoffoi de La Marthonie. évèque d'Amiens; Bien qu'il eût mené tout d'abord une vie moins qu'édifiante et affiché sa liaison avec Judith de Mesmes, marquise de Belletournière. I1 recueillit l'évê-ché d'Amiens l'année suivante et fut sacré à Paris par le cardinal Bentivoglio. nonce du pape, le 23 mai 1618. Le début de son épiscopal fut marqué par un vif inci-dent qui l'opposa aux habitants de Montreuil, à l'oc-casion d'un prélèvement de reliques à l'abbaye de S.-Saulve. Il fut lui-même l'objet de graves insultes et la ville fut mise en interdit. Le roi envoya des commis-saires pour rechercher les coupables; mais, à la demande de l'évèque. ceux-ci ne furent condamnés qu'à des amendes. Finalement. Urbain VIII délégua le coadjuteur de Tours, Victor Bouthillier, pour obtenir satisfaction des habitants et lever l'interdit.
En 1625, François de Caumartin fut député à l'As-semblée du clergé.. En 1641, il publia des statuts synodaux. Il favorisa l'installation dans son diocèse de plusieurs congrégations religieuses, en particulier des Ursulines, des Carmélites, des Capucins et des Pères de l'Oratoire. Mais il dut expulser les anciens Jésuites Jean Labadie et André Dabillon qui s'étaient faits les propagateurs de fausses doctrines. Il mourut, assistant au trône pontifical et conseiller d'État, le 27 nov. 1652 et fut inhumé à la cathédrale d'Amiens, qu'il avait enrichie de ses dons.
Biogr. des hommes cel... du dêp. de la Somme, 1835, p. 153-54. — D. H. G, E., bibliographie. R. I.imouzin-Lamotiif..

6. CAUMARTIN (Jean François Paul LE Fèvre de) évèque de Vannes puis de Blois. Il naquit à Châlons sur Marne le 16 déc. 1668, fut le filleul du Cardinal de Retz qui lui résigna, en 1675 son abbaye de Buzay, au dioc. de Nantes D'abord destiné à l'ordre de Malte où on le fit inscrire dès 1669, il fut ensuite dirigé vers 1'état ecclésiastique. Elevé à Paris Il fréquenta les gens de lettres et fut élu à l'cadémie française en 1694l alors qu il n'avait pas encore vingt-six ans. I1 y fut reçu par Perrault. Quelques mois plus tard le 11 déc 1691 il y reçut lui même 1'éveque de Noyon, Fr. de Clernont Tonnerre avec un discours dont 1'ironie fut jugée excessive car il n'osa pas 1'imprimer et Louis XIV, dit-on s'en offensa. Docteur en théologie en 1697 et membre de 1'Adémie des inscriptions en 1701, il fut supérieur du séminaire des Irlandais et participa a 1'administration diocésaine du cardinal de Noailles. Plus tard, il devint doyen du chapitre de Tours et vicaire général de l'archevêque de cette ville.
Ses tendances Jansénistes et plus encore ses moeurs. assez libres le firent écarter de l'épiscopat sous Louis XIV. C'est le Régent qui le nomma évêque de Vannes en sept 1717. Sacré à Dinan par 1'évéque de S.-Malo le 17 juill 1718, il fut transféré à Blois dès le 27 août 1719. Bien que certains auteurs vantent sa conduite épiscopale et qu'il ait publié un catéchisme et un rituel, il semble avoir voulu surtout profiter des avantages de son siège ; il fit unir 1'abbaye de Pontlevoy à sa mense épiscopale. Il adhéra d abord à la déclaration royale du 4 août 1720, destinée à mettre fin à la querelle de la bulle Unigenilus, mais, par la suite favorisa les appelants, prit particontre le concile d'Embrun qui avait condamné Soanen, évêque de Senez, et ne changea d'attitude que lorsque le cardinal de Noaillles, son métropolitain, dut adhérer à la bulle. Il mourut subitement à Blois le 30 août 1733.
11 n a laissé comme ouvrages que son discours de. réception à l'academie francaise (8 mai 1691), des Compliments et un discours prononcé, le 16 janv.1727, à la réception du duc de Saint-Aignan.
sources: C. Gros de Boze, Eloge de M. de Caumartin, 1740: Hist. de l'Acad. des inscript. III, 1740, p.139 - Kerviler, un évêque de Vannes à l'Acad française, J-F-P Lefebvre de Caumartin, 1876 - Gaudron, Essai hist. sur le dioc de Blois. R. Limouzin-Lamothe

7. CAUMARTIN (Louis LE FEVRE DE). Il fut reçut conseiller au parlement de Paris en août 1579, peu de mois avant la mort de son père. Maître des requêtes en 1585, il acquit en 1587 une chapelle en l'église S.-Nicolas-des-Champs de Paris où il fit diverses fondations. En 1588, il fut intendant de justice à l'armée de Poitou et, après la mort du duc de Guise, envoyé à Nantes, à Tours et dans d'autres provinces pour les informer des événements et les maintenir en l'obéissance du roi. En 1590, il eut l'intendance de Picardie ; il se trouvait à Amiens quand la ville fut prise par les Espagnols en 1597; Henri IV, satisfait de sa fidélité en cette occasion, le chargea d'examiner, après la reprise de la ville, la conduite de ceux qui avaient accepté des missions de l'ennemi. Conseiller d'Etat en 1594, tout en restant titulaire de son intendance, il fut chargé de missions en Lyonnais, en Berry et en Auvergne pour mettre de l'ordre dans les finances. Il prit part, en 1598, à la conférence de Boulogne, fut envoyé en Normandie et eut, en conséquence de la paix de Vervins, à régler les frontières entre la France et l'Espagne. Il alla trouver ensuite Marguerite de Valois pour la faire consentir à la dissolution de son mariage avec Henri IV. En 1600, il fut nommé conseiller d'honneur au parlement de Paris ; en 1604, le roi l'appela au Conseil au sujet du rappel des Jésuites et, la même année, le fit commissaire pour l'acquisition du comté de S.-Pol. Sully, et après lui tous les historiens, font l'éloge de sa personnalité et de son action, ainsi que son souci de ménager les deniers de l'Etat.
En 1605, Henri IV lui confia l'ambassade de Suisse, qu'il dirigea de 1605 à 1607. Il y eut, après le renouvellement de l'alliance, à recruter des soldats pour le service du roi. En 1607, Henri IV l'adjoinit aux membres de la chambre de justice pour la reddition des comptes du sieur Murat, accusé de malversations. En 16010, il figura parmi le petit nombre des conseillers de la reine. Le 1er janv. 1617, il reçut des instructions pour s'informer des levées d'hommes de guerre et des actes de rébellion du duc de Nevers et, en 1622, fut nommé garde des sceaux sur la recommandation de Bassompierre; il était bègue, mais il était un homme "sans cabale et son suite". Il attaqua Schomberg, surintendant des Finances, qu'il accusait de négligeance, et contribua à sa disgrâce dont il ne jouit guère car il mourut le lendemain, 21 janv. 1623. Beaucoup de lettres et mêmoires de Caumartin sont conservés au département des mss. de la Bibl. nationale.
source: E. de Barthélemy, les corresp. de la marquise de Balleroy. - Rev. poitevine et saintongeaise, n.43, 1887 - E. Rott, La représ. dipl. française en Suisse, II - Mém de Sully, de Bassompierre.
M. Prevost.

8. CAUMARTIN (Louis-François LE FEVRE DE). Né le 6 juillet 1624 et pourvu à vingt ans d'une charge de conseiller au parlement de Paris, il se trouva, surtout après le 21 déc 1649, lié très étroitement avec Henri de Gondi, futur cardinal de Retz, et joua, de ce fait un rôle important durant la Fronde; il agissait auprès de la duchesse de Chevreuse et de Monsieur pour empêcher un accomodement et poussait ce dernier à demander le chapeau de cardinal pour le coadjuteur, il lui demeura fidèle et lui offrit même dix mille livres pour lui assurer une garde susceptible de le metre à l'abri des menaces du prince de Condé. En oct. 1652, il partit pour le poitou où il épousa, le 5 novembre, Marie-Urbaine de Sainte-Marthe et il ne devait pas être encore rentré à Paris quand le coadjuteur fut arrêté (déc 1652) et conduit à Vincennes. Durant la captivité du prélat, leurs relations et leurs correspondance ne s'interrompirrent pas. Il continuait de comploter et, quand Mgr de Gondi mourut (21 mars 1654), c'est Caumartin qui fit toutes les démarches et actes utiles pour la prise de possession du siège de Paris par M. de Retz. Quand celui-ci eut été transféré à Nantes, Caumartin l'accompagna et travailla aux moyens de le faire évader, si bien que son arrestation fut résolue. Il se cacha, partit pour la Franche-Comté où il se réfugia chez sa mère, et de là dans un asile que lui offrait M. de Bellièvre.
Il vécut dans une retraite relative jusqu'au moment ou Colbert le fit nommer garde des sceaux pour les Grands jours d'Auvergne en 1666 et Fléchier, dans la relation qu'il a laissée des opérations de cette juridiction exceptionnelle, lui rend pleine justice, disant qu'il s'acquit l'estime de toute la procince. Il s'était fait attribuer la suppléance éventuelle de la présidence, ce qui avait occasionné chez les conseillers une sérieuse agitation. Après les Grands jours, il fut nommé intendant de Champagne en résidence à Châlons au moment où allait commencer dans la province la recherche des faux nobles (janv. 1667), recherche qui présentait de sérieuses difficultés, tant par suite de ce qu'on appelait la noblesse du ventre, qui se transmettait par les femmes, que par l'activité de roturiers qui voulaient simuler la noblesse ou de fonctionnaires qui cherchaient à favoriser eux-même ou à aider leurs amis. Il effectua un travail considérable et remarqué, dont le résultat a été consigné dans Recherche de la noblesse de Champagne, 1673, ouvrage rarissime, dont une partie a été rééditée en 1868. Il est également l'auteur de Procès-verbal de la recherche de la noblesse de Champagne, 1673, réedité en 1852 et de Notes sur la recherche des nobles de la province de Champagne, publiées par E. de Barthélemy en 1883. Des lettrs et recherches de lui figurent au dép. des mss. de la Bibl. nationale.
Il avait eu également à s'occuper de nombreuses questions administratives, ainsi que de l'affaire du jansénisme que soutenait l'évêque Vialart de Herse. Il reçut la cour pour le mariage du duc d'Orléans avec la princesse Palatine, célêbré à Châlons le 8 août 1671. Nommé conseiller d'Etat en mars 1672, il quitta l'intendance l'année suivante pour occuper son nouveau poste et vécut à Paris et à Boissy-S.-Léger, ayant cependant été envoyé comme commsissaire aux Etats de Bourgogne en 1682 et en 1683. Il demeura jusqu'à la fin ami du cardinal de Retz, fut pendant quelque temps en relations avec Mme de Sévigné qui parait s'être brouilée avec lui. Il mourut d'apoplexie le 3 mars 1687. Sa seconde femme, Catherine de Verthamon, lui survécut jusqu'au 29 octobre 1722.
source: Mém, de Retz, de Saint-Simon, de Sourches, etc - E. de Barthélémy, les corresp. de la marquise de Balleroy - Mem de la soc des antiquaires de l'ouest 1890, 431 sq. - Moreau, Bibliogr des mazarinades.
M. PREVOST.

9. CAUMARTIN (Louis-Urbain LE FEVRE DE) Né en 1653, il eut pour précepteur Fléchier et fut formé par son père, qu'il accompagna à Clermont et à Châlons ; une mémoire extraordinaire lui facilita sa carrière, favorisée également par un mariage avec Marie-Jeanne Quentin de Richebourg, riche et aimable héritière, qui le faisait parent de Pontchartrain et qui lui valut les titres de marquis de Saint-Ange et de comte de Moret. Reçut conseiller au parlement en 1674, il fut maître des requêtes en 1682, commissaire aux Grands jours de Poitiers en 1682, conseiller d'Etat en 1697, Intendant des Finances de 1690 à 1715. Il avait réussi à obtenir la séance au Conseil et avait été candidat à la place de chancelier en 1699. En janvier 1709, il fut chargé de la conversion des billers de monnaie en billers de banque et, en décembre 1715, reçut la présidence d'un des bureaux auxquelq était confiée la vérification des billers de la caisse d'emprunts, puis la charge du bureau des comptes des gens d'affaires et la révision des engagements des domaines.
Ses manières firent du tort à sa réputation. Saint-Simon le dit fat et glorieux, et lui reproche un extérieur insolent. Vivant magnifiquement, il fut le premier homme de robe à porter des habits de velours et de soie, usage qui, après un étonnement général, se répandit. A son château de Saint-Ange, près de Fontainebleau, il recevait les meilleurs compagnies de la cour et de la ville : La Fontaine, Boileau, Voltaire ; on dit que c'est à lui que ce dernier dut la première idée de la Henriade et du Siècle de Louis XIV. Il fut mélé aussi à une affaire d'accaparemment de grains parce que l'on avait trouvé à son château de Montereau du blé qui y avait été mis sans son aveu par son homme d'affaires et par le receveur des tailles de l'endroit. Il échappa à l'amende et le grain fut seulement confisqué. Abusant de la bonne chère, il diminua son patrimoine. Il avait perdu, le 21 mai 1709, sa femme qui ne lui avait pas donné d'enfants ; il mourut le 2 déc 1720 laissant ses terres de S.-Ange et de Moret à son neveu Louis François, avec substitution de mâle en mâle. Il est l'auteur d'Observations sur le concile de Trente, conservées au département des Mss. de la Bibl. nationale.
source: E. de Barthélemy, préf. du Nobiliaire de Champagne; les corresp de la marquise de Balleroy - Meme de Joly de Blaisy, de Saint-Simon, de Sourches, etc - Leclercq, Hist de la Régence - Lhote, Biogr chalonnaise.
M PREVOST


Le Fèvre ou Lefèvre (Louis I), seigneur de Caumartin et de Boissy-le-Châtel en Brie, président. — Né en 1552, Conseiller au parlement de Paris le 1er août 1579, maître des requêtes le 4 octobre 1585, reçu président au Grand Conseil le 2 juin 1587 K Intendant de Poitou en 1588 et de Picardie en 1590, conseiller d'État en octobre 1594, commissaire dans le Lyonnais, le Berry et l'Auvergne en 1596, intendant en Normandie, envoyé en Auvergne auprès de la reine Marguerite, conseiller d'honneur au parlement de Paris en janvier 1600, ambassadeur en Suisse en 1605, président honoraire au Grand Conseil le 29 mai 1607 et garde des sceaux de France le 22 septembre 1622. « Tint beaucoup de part aux affaires sous les règnes de Henri IV et Louis XIII ». Mourut le 21 janvier 1623 et fut inhumé dans l'église Saint-Nicolas des Champs. Il était fils de Jean, seigneur de Caumartin, général des finances en Picardie, et de Marie Warlet2 et avait épousé en novembre 1582 Marie Miron, fille de Marc, seigneur de L'Hermitage, premier médecin du roi Henri III 3, et de Marie Gentien, et sœur de Charles, évêque d'Angers, puis archevêque de Lyon 4. De cette union naquirent six enfants, dont Louis, deuxième du nom, qui suit.
  1. Bibl. nat., ms. fr. 14015, p. 61.
  2. P. de L'ESTOILE, Journal. Règne de Henri III, p. 312.
  3. Ibid. : « En ce mois (novembre), maître Marc Miron, premier médecin du roi,
    maria sa fille à un conseiller de la cour, fils du feu général Lefèvre, à laquelle il donna
    12000 écus, dont le roi en donna dix mille de présent de noces ».
  4. Bibl. nat., ms. fr. 32989, fol. 28v° et 29, et Dictionnaire de la Noblesse, t. VII,
    col. 984.

Le Fèvre ou Lefèvre (Louis II), seigneur de Caumartin et de Boissy, conseiller, fils du précédent. — Né le 12 mai 1586. D'abord abbé de Saint-Quentin en 1600. Reçu conseiller au Grand Conseil le 28 février 1608 (1) maître des requêtes le 15 avril 1614, conseiller au Parlement et président aux requêtes du Palais le 22 août 1619 2. Intendant en Picardie avec son père, puis seul. Conseiller d'Etat. Envoyé en ambassade à Venise, il y mourut d'apoplexie le 16 août 1624 3. Il épousa en premières noces Marie Luillier, fille de Geoffroy, seigneur de Malmaison, et de Claire de Faucon, et nièce d'Alexandre de Faucon, président au Grand Conseil, dont il n'eut pas d'enfants, et, en secondes noces, le 25 avril , Madeleine de Choisy, fille de Jean, secrétaire du roi, receveur général des finances à Caen, et de Madeleine Le Charon, dont il eut un fils, Louis-François Le Fèvre de Caumartin, né le 16 juillet 1624, qui devint conseiller au parlement de Paris en 1644, maître des requêtes le 14 juin 1653, intendant de Champagne en 1667 et conseiller d'État en 1672, et mourut le 3 mars 1687 4.
  1. Bibl. nat., ms. fr. 14015, p. 75.
  2. Idem, ms. fr. 32989, fol. 234v°.
  3. Idem, ms. fr. 32989, fol. 234v°, et ms. fr. 32990, p. 339, et Dictionnaire de la
    , t. VII, col. 984-985.
  4. Ibid., et Bibl. nat., ms. fr. 32990, p. 339.


MIRON

Actes originaux (analyse & retranscription bienvenue):
- bénéfice d'inventaire de Charles MIRON 30.8.1628 Y3892 [E0273]
- acte concernant Marc MIRON/MYRON sgr de l'Hermitage 1598 XIX-337 [A2019]

A exploiter:
- lettre de bénéfice d'inventaire pour Charles MIRON archevêque de Lion pour Marie MIRON veuve de Louis de CAUMARTIN 30.8.1628 Y3892 [E0273]
- acte concernant Marc MIRON/MYRON sgr de l'Hermitage 1598 XIX-337 [A2019]

MIRO Gabriel, peut-être considéré comme le fondateur d'une dynastie qui, de père en fils, a fourni des célébrités au monde médical. Son père était venu de Tortose en Catalogne s'établir à Perpignan, dés les premières années du XVe siècle. Ayant vu le jour dans la capital du Roussillon, Gabriel Miro suivit les cours de l'Université de sa ville natale, puis prit, à Montpellier, le grade de docteur en médecine. En 1450, Gabriel Miro est qualifié de maitre et de médecin de la ville de Perpignan, dans l'acte d'achat qu'il fit d'une vigne située sur le territoire de Casteli-Rossello. Nommé en 1480, premier médecin de Charles VIII, roi de France. Il se disposait à rejoindre la cour royale, lorsque la mort le frappa subitement à Nevers. Dans une inscription gravée en son honneur sur la façade de la Faculté de Montpellier, Gabriel Miro est appelé « Medicinae divinum oraculum », ce qui a fait dire à Astruc que cet oracle n'avait point parlé, puisqu'il n'a laissé après lui aucun ouvrage. Sa succession à la cour de France fut recueillie par son frère François. [source: Capeille, dico de Bio roussillonnaises, 1914]

MIRON François, frère de Gabriel. Était aussi docteur en médecine de l'Université de Perpignan. Dès son arrivée à Paris, il sut se concilier l'estime des souverains et gagna entièrement leur confiance. Alors que Gabriel son frère avait reçut le titre de médecin du roi de France. François Miro fut attaché à la personne de la princesse Anne de Bretagne, comme médecin et conseiller. En cette qualité, il apposé sa signature au bas du contrat de mariage que Charles VIII conclut avec elle durant l'année 1491. A son titre de premier médecin de Leurs Majestés. Gabriel Miro joignit celui de conseiller intime. Il suivit le roi de France dans son expédition au royaume de Naples, en 1495, et mourut l'année suivante, au retour d'une campagne militaire. François Miro fut enseveli à Nancy. [source: Capeille, dico de Bio roussillonnaises, 1914]

MIRON (MIRO) François, fils de Gabriel fut reçut à l'Université de Montpellier en 1509, et à celle de Paris en 1514. La place de premier médecin des rois Henri II, François II et Charles IX, qu'il occupa successivement, n'est pas une des moindres preuves que l'on ait de son mérite et de sa valeur professionnels. Il a écrit une « Relation curieuse de la mort du duc de Guise et du Cardinal son frère », qui a été insérée dans le tome III du « Journal de Henri III » et dans d'autres recueils: les projets du duc, les causes et les circonstances de sa mort y sont présentés avec abondance de détails. Ses fils et petits-fils occupèrent de hautes fonctions dans la magistrature, l'Eglise et la médecine. L'un fut président au Parlement de Paris, un autre prévôt des marchands et un troisièrem évêque d'Angers et archevêque de Lyon. De François Miro provenai Robert, duc de Tremblay.

MIRON Gabriel fils de Fs (+1496) après avoir professé la médecine aux Universités de Perpignan et de Montpellier, occupa des charges identiques à celles de son père auprès du roi Louis XII, de la reine Anne de Bretagne, et de la reine Claude, épouse de François Ier. Celle-ci lui avait confié l'éducation de ses enfants. Gabriel Miro composa à l'attention de ses royaux élèves: « De regime Infantium Tractatus III amplissimi, Tours, 1544-1553 in fol. L'esprit de piété dont il était animé, le détermina à fonder à Tours, dans l'église des Cordeliers, une chapelle qui porte son nom. Gabriel Miro eut une fille qui épousa Bernard de Fortia et un fils François

MIRON Charles archevêque cf MICHAUD pour bio
grande biographie in Archives Biog. Fr. H. Fisquet, La france Pontificale (Gallia Christiana) 1864-1871

MIRON Robert sr du Tremblay °v1569 , fils de Marc MIRON et Marie GOUBIAU. Il fut conseiller au parlement en 1595, conseiller d'Etat, prévôt des marchands 1614. Il présida la même année l'assemblée du tiers aux états généraux tenus à Paris. Ambassadeur en Suisse en 1617, intendant du Languedoc de 1631 à 1640; il mourut, âgé de 72 ans en août 1641. Les mémoires qu'il avait rédigés sur les affaires des Suisses et de la Valteline (1619-1624) n'ont pas vu le jour.
Son fils ainé Robert, maitre des comptes, fut massacré le 4 juillet 1652, au sortir de l'hôtel de ville.
Frere de Francois +1609
(source: Jal, Hoefer)

MIRON, Marc +1608
Il fut recut Docteur le 12 juillet 1558. Il accompana le Duc d'Anjou lorsqu'en 1573 il partit pour la Pologne, dont il avait été proclamé Roi: la seconde année il le ramena en France, lorsque ce prince vint prendre possession de la Couronne après la mort de Charles IX: mais les Polonais qui n'avaient appelé le Duc d'Anjou que par l'opinion qu'il s'étaient formée de ses hautes qualités et du nom qu'il s'était fait en France, dans la guerre contre les Huguenots & principalement dans les journées de Jarnac et Moncontour, en 1568, ne voulurent pas permettre au nouveau Roi de les quitter, et éclairaient ses démarches. Marc Miron publia et fit publier partout que le Roi n'était pas dans l'intention de retourner en France, et que , quand même il aurait un tel projet, il en était empéché par la maladie. Toutes les démonstrations de maladie observées, il fit partir le Roi au milieu de la nuit, sans suite; lui fit gagner une journée ou deux sur les polonais, qui ne purent atteindre leur Roi fugitif, que lorsqu'il eut passé les frontières de la République. Miron n'avait pas la confiance du Roi, son maître, seulement et uniquement pour la santé; le prince prenait aussi ses conseils dans les occasions les plus importantes. Ce médecin habile, également versé dans les affaires, fut chargé du Cahier de la Faculté de Paris, pour le présenter aux Etats de Blois, assemblés en 1576 et 1579. Par un de ses articles, elle s'engageait à composer un Codex Pharmaceutique, désiré depuis longtemps. Plusieurs médecins lui dédièrent leurs ouvrages.
(source: Hazon J.A Notice des hommes de la facultés de médecine en l'université de Paris, 1778)

MIRON François, +1609 petit fils de Marc. +4.6.1609 Paris. Son père Gabriel Miron sgr de Beauvoir fut conseiller au parlement en 1546 puis lieutenant civil. Quand à lui élevé dans les lettres et la jurisprudance, il fut reçut conseiller au même corprs (18 dec 1585), et exerça successivement les charges de maître des requêtes, de président du grand conseil, de chancelier du dauphin et de lieutenant civil. Il fut élu prévôt des marchands en 1604 et remplacé en 1606 par Sanguin. « Je ne vous dirai aurtre chose pour vous exhorter à votre devoir, dit Henri IV à ce dernier, sinon que vous suiviez le lieutenant Miron, qui vous a devancé; car ma ville de Paris sous sa prévôté a été de beaucoup embellie de bâtiments pour les commodités publiques. » En effet il seconda activement les vues du roi. Voici comme Mézeray rend justice à ses talents administratifs: « Plusieurs rues élargies (rues de la Cité, Vielle-Drapeier, du Ponceau, de la Mortellerie, etc), plusieurs pavées de nouveau et accommodées en pente pour écouler les eaux, huit ou neuf places et carrefours ornés de fontaines jaillissantes [fontaines du palais de justice, du Ponceau, des Baties, de la Reine, des Filles-Dieu, etc], abreuvoirs, plusieurs petits ponts sur les ruisseaux et égoûts, une nouvelle porte bâtie à la Tournelle, celle du Temple refaite et ouverte après avoir été bouchée pendant quarante ans, en seront des marques à la postérité. Mais il n'y en a point de plus belle que la face de l 'hôtel de ville, lequel semblait être demeuré imparfait depuis soixante et douze ans, pour donner lieu à ce magistrat d'en faire un monument à sa gloire et d'exercer sa générosité, en employant tous les revenus de sa charge à se mettre en l'état où nous le voyons ». Miron doubla en outre la quantité d'eau dont Paris avait disposé jusqu'alors; il donna à la ville la première machine à faire monter de l'eau qu'elle ait eue, en construisant la maison de la Samaritaine, attenant au Pont-Neuf. Par son énergique intervention, il arrêta en 1605 la suppression des rentes constituées sur l'hôtel de ville. Il avait épousé une fille du président Brisson [source: Hoefer, références biblio sur l'article)

MIRON ou miro (Gabriel), médecin français, né à Perpignan, mort en 1490, à Nevers. Sa famille était originaire de Tortose en Catalogne. Il prit le grade de docteur à Montpellier, et y parvint aux premières places. Appelé en 1489 à la cour comme premier médecin du roi Charles VIII, il mourut en allant prendre possession de cet emploi. Dans une inscription placée en son honneur sur la façade de la Facilité de Montpellier, il est qualifié de medicinae divinum Oraculum, ce qui a fait dire à Astruc que cet oracle n'a point parlé, puisqu'il n'a laissé après lui aucun ouvrage. (Hoeffer)

MIRON (François), frère du précédent, fut aussi médecin et conseiller de Charles VIII; il accompagna ce prince en Italie, et mourut à Nancy vers la fin du quinzième siècle.

MIRON (Gabriel), fils de François, occupa la même charge près du roi Louis XII, de la reine Anne de Bretagne et de la reine Claude, dont il soigna les enfants. Il fonda à Tours, dans l'église des Cordeliers, une chapelle qui porta son nom. On a de lui : De Regimine Infantium Tractatus III amplissimi ; Tours, i544, 1553, in-fol. (Hoeffer)

MIRON ( François ), fils du précédent, fut reçu docteur à Montpellier, en 1509, et à Paris, en 1514. La place de premier médecin des rois Henri II, François II et Charles IX, qu'il occupa successivement, est la seule preuve que l'on ait de son mérite. Il a écrit une Relation de la mort du duc de Guise, qui a été imprimée dans le Journal de Henri III et dans d'autres recueils. (Hoeffer)

MIRON ( Marc ), de la même famille que les précédents, mort le 1er novembre 1608, à Paris. II était du diocèse de Tours. Attaché au duc d'Anjou, il le suivit en 1573 en Pologne, et favorisa l'évasion de ce prince par les démonstrations d'une maladie supposée. Henri III, aussitôt qu'il fut roi de France, le déclara médecin de sa personne, le revêtit du titre exceptionnel de comes archiatrorum, et prit souvent conseil de lui dans les affaires épineuses. Ce médecin siégea aux états de Blois en 1576 et en 1579 comme député de la faculté de Paris. P. L.
Astruc, Mém. pour servir à l'hist. de la /aculté de Montpellier. — Eloy, Dict. hist. de la Médecine.
(Hoeffer)

MIRON (François), prévôt des marchands, petit-fils du précédent, né à Paris, où il est
mort, le 4 juin 1609. Son père, Gabriel Miron, seigneur de Beauvoir, fut conseiller au parlement en 1646, puis lieutenant civil. Quant à lui, élevé dans les lettres et dans la jurisprudence, il fut reçu conseiller au même corps (18 décembre 1585 ), et exerça successivement les charges de maître des requêtes, de président au grand conseil, de chancelier du dauphin et de lieutenant civil. Il fut élu prévôt des marchands en 1604 et remplacé en 1606 par Sanguin. « Je ne vous dirai autre chose pour vous exhorter à votre devoir, dit Henri IV à ce dernier, sinon que vous suiviez le lieutenant Miron, qui vous a devancé ; car ma ville de Paris sous sa prévôté a été de beaucoup embellie de bâtiments pour les commodités publiques. » En effet il seconda activement les grandes vues da roi. Voici comment Mézeray rend justice a ses talents administratifs : « Plusieurs rues élargies (1), plusieurs pavées de nouveau et accommodées en pente pour écouler les eaux, huit ou neuf places et carrefours ornés de fontaines jaillissantes (2), la rivière bordée de quais et de ports avec des abreuvoirs, plusieurs petits ponts sur les ruisseaux et égouts, une nouvelle porte bâtie à la Tournelle, celle du Temple refaite et ouverte après avoir été bouchée pendant quarante ans, en seront des marques à la postérité. Mais il n'y en a point de plus belle que la face de l'hôtel de ville, lequel semblait être demeuré imparfait depuis soixante-et-douze ans, pour donner lieu à ce magistrat d'en faire un monument à sa gloire et d'exercer sa générosité, en employant tous les revenus de sa charge à le mettre en l'état où nous le voyons.» Miron doubla en outre la quantité d'eau dont Paris avait disposé jusque alors; il donna à la ville la première machine à faire monter de l'eau qu'elle ait eue, en construisant la maison de la Samaritaine, attenant au Pont-Neuf. Par son énergique intervention, il arrêta en 1605 la suppression des rentes constituées sur l'hôtel de ville. Il avait épousé une fille du président Brisson. P. L.
Mézeray, Histoire de France. — Remerciement fait par les Parisiens à M. Miron,- Paris, 1606. — Le Mercure français, 1606. — Félibien, Histoire de Paris.— Poirson, Hist. de Henri IV, II, 2e partie. - Legrain, Décade, 1. Viii. — Lazare, Dict. des Rues de Paris.
(Hoeffer)

MIRON (Robert), frère du précédent, mort en 1641. Après avoir été chargé d'une ambassade en Suisse, il fut intendant des finances en Languedoc, et prévôt des marchands. En 1614 il présida l'assemblée du tiers aux états généraux tenus à Paris. Il avait depuis 1595 charge de conseiller au parlement. Les mémoires qu'il avait rédigés sur ies affaires des Suisses et de la Valteline ( 1619-l624) n'ont pas vu le jour. Robert Miron, maître des comptes, qui fut
massacré le 4 juillet 1652, au sortir de l'hôtel de ville, était son fils aîné. P. L.
Moréri, Grand Dict. Histor.
(1) Les rues de la Cité, celles de la Vieille-Draperie, de Ponceau, de la Mortellerie, etc.
(2) Les fontaines du palais de Justice, du Ponceau, des Halles, de la Reine, des Filles-Dieu, etc.
(Hoeffer)

MIRON ( Charles ), prélat français, fils de Marc, né en 1569, mort le 6 août 1628. A l'âge de dix-huit ans, en 1587, déjà abbé de Cormeri et d'Aifvaux, il fut nommé par le roi évêque d'Angers. On assure que par son mérite il devançait de beaucoup son âge. Nous voulons bien le croire ; cependant il nous semble difficile d'admettre que la faveur n'ait pas été pour quelque chose dans une semblable promotion. L'année suivante, à dix-neuf ans, Charles Miron allait siéger comme évêque d'Angers aux états de Blois. Dira-t- on qu'il avait l'intelligence des affaires de l'État aussi précoce que celle des affaires de l'Église ? Nous admettons plus volontiers que les choses étaient mieux réglées par l'ancienne coutume, et que l'élection, observant les prescriptions canoniques, eût mieux satisfait aux nécessités de l'Église et de l'État. Entre les partis qui divisaient alors la France, Miron fut bientôt du parti d'Henri IV. Le jour où ce prince fil son entrée dans Paris, l'évêque d'Angers convoqua le peuple dans son Église, et célébra cet heureux événement ; il fut aussi un des prédicateurs qui prononcèrent l'éloge funèbre du roi quand il eut été frappé par le couteau de Ravaillac. Mais depuis quelque temps déjà Miron ne résidait plus ordinairement à Angers. Né parmi les courtisans, il était retourné grossir leur cohorte. C'est alors que s'élevèrent de graves démêlés entre l'évêque et son chapitre. Le chapitre se disait libre de toute juridiction épiscopale : l'évêque traitait cela de rébellion. Les débats que provoqua cette affaire amenèrent Miron à quitter l'évêché. Il transmit ses insignes à Guillaume Fouquet de La Varenne, et devint, par voie de permutation, abbé de Saint Lomer de Blois. Cette transaction se fit en 1615. Mais en 1621 Guillaume Fouquet venant de mourir, Miron, qui regrettait son évêché, le réclama, l'obtint une seconde fois, et rentra à Angers, le 23 avril 1622. Bientôt commencèrent les discussions entre, l'évêque et te chapitre. Elles ne furent terminées que par une nouvelle retraite de Miron, nommé par le pape archevêque de Lyon, le 2 décembre 1626. Aussitôt cette nomination est dénoncée par Talon comme attentatoire aux libertés de l'Église gallicane, Miron se voit sur le point d'être à la fois dépouillé de tous ses bénéfices. Cependant le roi préféra ne pas donner de suites à la dénonciation. B. H. Gallia Christiana, IV, col. 192 XIV, col. 584-585. (Hoeffer)

MORVILLIER (de)

MORVILLIER [Jean de ), prélat et ministre français, né à Blois Je 1er décembre 1506, mort à Tours, le 23 octobre 1577. Il était fils d'Etienne de Morvillier, seigneur de Nézement, de Saint-Lubin et de La Sourdière, procureur du roi Louis XII an comté de Blets. Sa mère se nommait Marie Gaillard. Jean de Morvillier fut d'abord doyen de Bourges et d'Évreux, abbé de Saint-Pierre de Melun et de Bourg-Moyen, puis désigné par le roi Henri II évêque d'Orléans et confirmé par lepape en la possession de cet évêché, le 27 avril 1552. Ce n'est pas la liste complète de ses bénéfices : il en posséda beaucoup d'autres; et cependant il les fit tous gérer par des vicaires ou des procureurs. Tout entierr au service du roi, il parut rarement même dans son évêché. Il eut mieux fait peut-être de n'y paraître jamais, puisque sa présence à Orléans fut l'occasion d'un scandale et d'un long procès. Voici le récit abrégé de cet événement. Suivant la mode de la cour, Jean de MorviUier, plus gentilhomme qu'é-vêque, portait une longue barbe. A la vue de cette barbe les chanoines d'Orléans se détournèrent indignés, et, réunis en chapitre, le 3 novembre 1562, ils décrétèrent que le seigneur évêque serait sommé de supprimer au plus tôt cet ornement peu canonique. Celui-ci reçut la sommation, mais n'y fit pas droit. De la nouvelles plaintes, refus d'obéissance, débats judiciaires, textes allégués, et dans toute l'église d'Orléans grand tumulte. Cette grave et orageuse controverse dura près de quatre ans. Enfin, Jean de Morvillier, estimant que la cause de sa barbe était perdue, fît intervenir le roi dans cette affaire. En l'année 1556, le roi écrivit aux chanoines d'Orléans qu'il avait dessein d'envoyer Jean de Morvillier en des pays étrangers où sa barbe lui serait nécessaire, in quibus necessaria erat barba. Ainsi la contestation fut terminée. Jean de Morvillier reçut à Orléans, en 1560, François II et sa femme, Marie Stuart. En 1561 il assistait au colloque de Poissy; en 1562, au concile de Trente. Enfin, en 1564, il se démit de l'évêché d'Orléans en faveur de Mathurin de La Saussaye, son neveu. Nous le voyons, en 1568, nommé garde des sceaux de France ; mais il abdiqua cette charge en 1570. Il revenait d'un voyage à Poitiers, quand il fut surpris à Tours par la maladie qui l'emporta. I1 avait pendant trente-cinq ans, suivant le témoignage de Scévole de Sainte-Marthe, joui d'un grand crédit à la cour de France, où la modération de son caractère ne lui avait pas -acquis moins de partisans que son habileté dans le règlement des affaires diplomatiques. On prédit un échec à sa bonne renommée quand il fut chargé de la garde des sceaux, après la disgrâce de Michel de L'Hôpital. Le chancelier de L'Hôpital devait être regretté ; il le fut : cependant la bonne grâce de Morvillier et sa grande douceur en ces temps difficiles lui concilièrent, suivant de Thou, l'approbation générale. B. H.
Gallia Christiana, t. VIII, col. 1485. (source Hoeffer)

LA BARRE (de) (Chinon)

source: c. Trani in mem paris Ile de France, 1991

Actes originaux:
- - partage concernant la succession de Anne LE CLERC veuve de Jean FORGET (acte concernant sa succession coté Le Clerc LIX-58 pc Jean Le Camus 24.2.1624 et coté Forget pc LIX-58 22.3.1624 [acte:F7512-F7545)
- vente par Adam de LA BARRE 26.3.1624 LIX-58 [F7546]
- vente par Jehan de LA BARRE et autres à Pierre du GIRARD sr de LESPINAY 17.5.1624 LIX-58 [F7584]
- testament Jehanne FORGET veuve de Jean de LA BARRE avril 1598 4B523 insinuation Chinon [G6902]

LA BARRE (Adam de), seigneur de la Bausseraye, baron de Noyant, conseiller - D abord avocat au parlement de Paris, lieutenant général à Chinon le 2 juin 1588, puis procureur du roi au présidial d'Angers en juin 1589 (1) Reçu conseiller au Grand Conseil le 24 avril 1598 (2) conseiller au parlement de Paris et président aux enquêtes le 5 mai 1610 (3). II était fils de Jean, seigneur de la Bausseraye et de Netz, lieutenant général à Chinon et de Jeanne Forget. Il épousa tout d'abord Marie Cochelin, fille de Mathieu, procureur du roi en la sénéchaussée d'Angers, dont il eut deux filles : Jeanne, abbesse de la Virginité au diocèse du Mans, et Anne-Marie, mariée à Bernard de Fortia, maître des requêtes. Il se remaria avec Geneviève Regnault, fille de Jean avocat au Grand Conseil, et de Claude Froger (ou Forget), dont il eut égale ment deux enfants : Geneviève, mariée à Jacques Le Fèvre de Caumartin, seigneur de Saint-Fort, maître des requêtes, et Jean baron de Noyant, conseiller au parlement de Paris et président de la troisième chambre des enquêtes (4)
  1. É. Maugis, op. cit., t. III, p. 301.
  2. Bibl. nat., ms. fr. 14015, p. 70, et ms. fr. 32990 p 310
  3. E. Maugis, op. cit., t. III P 301
  4. 4. Bibl Nat ms Fr 32989 fol 224v° et 225 - F - Dumont op cit tII fasc I, n°4495 (24 novembre 1601)


FORTIA (Paris, Tours)

source: Michel Popoff, Prosographie du Parlement de Paris 1996 – Francois Bluche, les origines du parlement de Paris, in Mem Paris Ile de France 1953(voir pour Complément)

I. Marc FORTIA +1498 originaire de Barcelone, marchand à Montpellier d'où
II. Bernard de FORTIA sgr de Paradis et de Branchoire en Touraine, marchand bourgeois à Tours en 1532. « étois sorti d'une race juive, c'est sur ce fait que l'on fit autrefois, sur cette famille, les vers suivants, à l'occasion de leurs anciennes armes, qui étoient « d'or à l'aigle éployée de sable, accosté de deux fleurs de lis de même, et trois clouds de gueules en chef: « Rend l'or à cil qui l'as arraché; l'aigne à l'Empire et les lis à la France, retiens les clouds, car par les tiens Christ fut arraché » x Jeanne MIRON fille de Gabriel médecin ordinaire du Roi d'où au moins
1. Bernard qui suit II
2. François +1595 sgr de la Grange, secrétaire de la chambre du Roi, trésorier des mers du Levant, trésorier des parties casuelles 1570 x2. Catherine HOTMAN d'où postérité.
III. Bernard de FORTIA +17.12.1571 inhumé aux saints-innocents sgr de Saint-Mandé près de Vincennes, du plessis-Fromentière et de Cléreau en Vencosmois. Reçut conseiller au parlement de Bretagne puis à celui de Paris le 3 juin 1563, en la troisième chambre des Enquestes x 1535 Charlotte GAYANT fille de Louis conseiller au parlement et Catherine RAPOUEL d'où postérité.

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Il peut y avoir des compléments dans le tableau d'ascendance correspondant (c10)